Ma peinture est ma totale liberté.
Mon univers n’est pas fait pour rester immobile. Il change, se transforme, explore des formes, des couleurs, des personnages et des histoires différentes.
Tout commence parfois sous l’eau.
Les fonds marins occupent une place particulière dans mon univers. J’aime imaginer ce monde silencieux et mystérieux où les formes se déplacent, où les couleurs se mélangent et où la réalité peut devenir complètement autre.
Poissons, végétation, personnages et créatures imaginaires se rencontrent dans des compositions où la peinture devient un monde à explorer.
Sous la surface, tout peut exister.
C’est un espace de liberté, d’imagination et de couleur.
Puis la peinture prend de l’espace.
Les ISAYOTTAS sont de grands formats que j’ai imaginés pour laisser davantage de place à mon imagination.
Certaines mesurent 1,50 × 1,50 mètre, 2 mètres ou davantage.
Certains sont peints recto-verso.
Le mot ISAYOTTA est une invention personnelle. Il n’existait pas avant mes peintures. Je l’ai créé pour nommer ces œuvres qui peuvent être grandes, surprenantes, colorées, étranges ou simplement libres.
Un ISAYOTTA n’a pas besoin de suivre une règle.
Il peut partir d’une idée et évoluer en cours de peinture.
Il peut devenir autre chose que ce que j’avais imaginé au départ.
Je peins, et la peinture décide parfois avec moi.
Et puis la peinture peut encore aller plus loin.
Les TENISAFARA sont mes œuvres monumentales.
Elles peuvent atteindre 10 mètres de longueur sur 1,60 mètre de hauteur.
Mais un TENISAFARA n’est pas simplement une peinture très longue.
Elle est composée de cinq peintures qui forment ensemble une seule œuvre continue.
On peut la découvrir dans sa totalité, comme une longue traversée picturale.
Mais elle peut également être découpée en cinq peintures indépendantes.
Chaque partie peut alors vivre sa propre vie tout en gardant son appartenance à l’œuvre originale.
J’aime cette possibilité : créer une œuvre immense, puis pouvoir la regarder autrement, la séparer, la recomposer.
Les fonds marins, les ISAYOTTAS, les TENISAFARA… et toutes mes autres peintures font partie du même chemin.
Je peux changer de format, de sujet, de couleurs ou de manière de peindre.
Je peux passer d’un petit tableau à une œuvre de dix mètres.
Je peux être figurative, expressive, poétique, étrange ou simplement avoir envie d’essayer quelque chose de nouveau.
Je ne cherche pas à m’enfermer dans une définition.
Je suis une artiste peintre caméléon.
Ma peinture peut changer de visage.
Mais son moteur reste toujours le même :
la liberté.
Et au fond, mon essentiel est très simple :
peindre.